Mobilisation à Arlon le 28 septembre 2020: nous étions 400!

Face au refus des organisations patronales d’utiliser « l’enveloppe bien-être », la FGTB, en front commun, est passée à l’action le lundi 28 septembre 2020 en matinée, partout dans le pays. Notamment à Arlon pour la FGTB Luxembourg, où le hall polyvalent a accueilli près de 400 militants des trois syndicats, venus défendre les allocations sociales (pension minimum à 1.500 euros nets/mois, refinancement de la sécurité sociale, des services publics et des soins de santé…).

Divers témoignages de travailleurs et d’allocataires sociaux durant la période Covid ont rehaussé le meeting. Notamment, pour la CGSP, celui d’Anne Lafontaine, travailleuse au home Libert de Marche-en-Famenne, et de Christian Simon, un de nos pensionnés.

Joël Thiry, notre Secrétaire régional, a conclu la séance en insistant sur le débat compliqué qui s’annonce dans le cadre de l’AIP : « Pour obtenir des résultats, nous devrons faire preuve de détermination sans faille et construire un rapport de force qui pèse sur les négociations. Et avoir des revendications claires et partagées. Nous voulons tous que le pouvoir d’achat des travailleurs en général soit revalorisé. L’urgence est à la fois sociale, écologique et démocratique. Nous savons ce que vous voulons : un changement de cap radical ! »

« Un cœur en commun » : une BD sur la sécu

Une BD qui réussit à allier émotion, humour, grande et petite histoires, ça vous tente ? Mais si on vous dit que ça parle de la sécurité sociale, ça vous refroidit… Eh bien, vous avez tort !
Car le dessinateur-scénariste Harald a réussi son pari : proposer une BD rythmée et passionnante, moderne et créative tant graphiquement qu’au niveau du scénario, reliant l’histoire de la sécurité sociale à notre vie de tous les jours, avec ses hauts et ses bas.
Voici « Un cœur en commun », la BD réalisée par l’auteur-dessinateur Harald en partenariat avec le CEPAG, la FGTB wallonne et Solidaris, et publiée aux Editions Delcourt.
Une BD qui raconte « la belge histoire de la sécurité sociale » : l’histoire des pionniers qui l’ont fondée, des luttes sociales qui l’ont rendue possible, et aussi celle de Louise, une petite fille qui a dû subir une lourde opération du cœur à sa naissance.
Au gré d’allers-retours entre le passé et le présent, mêlant avec brio histoire et témoignages, le récit d’Harald retrace, de manière émouvante et humoristique, les origines de notre « cœur en commun », la sécurité sociale, qui fête aujourd’hui son 75ème anniversaire et dont la petite Louise est l’une des innombrables héritières.
La préface a été assurée par Guy Vanthemsche, professeur émérite d’histoire à la Vrije Universiteit Brussel, spécialiste de l’histoire de la sécurité sociale en Belgique.
Et la postface par Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, sociologues et anciens directeurs de recherche au CNRS en France.
Une BD à découvrir dès aujourd’hui en librairie !

L’après Corona : nouvelle brochure de la FGTB

La Covid fait malheureusement partie de nos vies depuis des mois.
Mais qu’en sera-t-il après, lorsqu’elle daignera nous rendre nos libertés? Les attentes sont nombreuses et légitimes. Les analyses et réflexions foisonnent, les incertitudes aussi. Toujours est-il que ce « monde » doit être différent de celui d’avant.
La crise du Covid-19 a accentué les inégalités et fragiliser encore un peu plus la cohésion sociale. Cette conjoncture facilitera-t-elle la « construction d’un nouveau monde » ? Pas sûr car si la crise a peut être ouvert les yeux de certains qui voient les limites de notre modèle et aspirent vraiment au changement, les intentions réelles des responsables économiques et des élites dirigeantes resteront les mêmes : revenir rapidement aux règles (le profit avant l’humain, les marchés plutôt que les biens communs…) et aux pratiques du monde d’avant.
C’est maintenant que les choses vont se jouer. Nous n’avons pas le choix. Il va falloir se bouger, tous ensemble, syndicats, mutuelles, monde associatif, citoyens. Se faire entendre partout et de manière continue et pourquoi pas dans les urnes. Se mobiliser largement.
Notre syndicat a pris les devants car oui, des alternatives existent, pour une société plus juste et solidaire. Ces pistes de sortie de crise font l’objet d’une nouvelle brochure de la FGTB wallonne. Des solutions sont apportées en matière de salaire, de services publics, de non-marchand, de sécurité sociale, de soins de santé, de chômage…
Vous trouverez cette brochure en cliquant sur l’adresse internet suivante:
http://www.fgtb-wallonne.be/outils/publications/solutions-post-corona

La CGSP Luxembourg sur le terrain aux côtés du personnel des soins de santé

Les hôpitaux, maisons de repos et maisons de repos et de soins MR(S) ont subi et subissent encore de plein fouet la crise du coronavirus. Les ravages du Covid sur les patients, des personnes hautement à risque, ont été foudroyants. Il en a été également de même pour une partie du personnel.
Dernièrement, les travailleurs des MR(S) du secteur public se sont mobilisés pour exprimer cette colère et se faire entendre.
Ce qu’ils souhaitent ? Une véritable reconnaissance et une amélioration des conditions de travail, qui passera entre autres par :Revaloriser les barèmes et les métiers;

  • Refinancer la sécurité sociale;
  • Revaloriser les fonctions de l’ensemble du personnel du secteur de la santé;
  • Equiper en suffisance.

Ces revendications, la CGSP Luxembourg les a défendues en parallèle, en sensibilisant le personnel de plusieurs hôpitaux de l’intercommunale Vivalia, maisons de repos et maisons de repos et de soins de la province, à travers la distribution de tracts et autocollants.

COVID-19 : des mesures toujours en vigueur dans nos bâtiments

Suite à la crise du Covid-19, notre FGTB Luxembourg a dû adapter ses services. Le 18 mars, nos guichets ont en effet été fermés au public, nos équipes continuant à traiter l’entièreté des dossiers en interne. Des mesures prises afin de garantir votre santé ainsi que celle de notre personnel, tout en restant à vos côtés.
Saluons le travail réalisé par nos équipes, dans des conditions particulièrement difficiles.
Vu les différentes mesures de déconfinement prises ces dernières semaines par le Conseil National de Sécurité, nous avons rouvert progressivement les portes de nos bureaux, et ce sous certaines conditions :

  • l’obligation de se désinfecter les mains dès votre entrée à l’aide du distributeur de gel hydroalcoolique mis à votre disposition
  • la limitation du nombre de personnes pouvant entrer dans nos locaux (ne pas venir accompagné dans la mesure du possible)
  • le port du masque est recommandé ;- le respect de la distanciation physique (1m50)
  • le respect du sens de circulation dans les bâtiments (marquage au sol).

Nous vous conseillons d’utiliser au maximum les voies de communication électroniques (mail : fgtb.luxembourg@fgtb.be) et ne vous rendre dans nos bureaux qu’en cas de nécessité.
Merci de votre compréhension.

Permanences mobiles: trois zones en service

Vu le déconfinement autorisé par le Conseil national de sécurité, les permanences mobiles de notre service chômage ont repris la route depuis le lundi 15 juin.

Sont de nouveau en service:

  • La zone d’Arlon, qui couvre les communes d’Habay, Attert, Tintigny, Etalle, Aubange, Messancy, Virton, Meix-devant-Virton, Musson, Rouvroy et Saint-Léger.
  • La zone de Bastogne, qui couvre les communes de Vielsalm, Gouvy, Houffalize, La Roche, Bertogne, Tenneville, Sainte-Ode, Vaux-sur-Sûre, Fauvillers, Léglise et Martelange.
  • La zone de Libramont, qui couvre les communes de : Florenville, Chiny (à Jamoigne), Bertrix, Paliseul, Herbeumont, Daverdisse (Haut-Fays), Libin, Neufchâteau et Bouillon.

 

ATTENTION: certaines mesures d’hygiène doivent être respectées pour votre sécurité et la nôtre.

Désinfection obligatoire des mains dès votre entrée, à l’aide du distributeur de gel hydroalcoolique mis à votre disposition.

Accès limité à un visiteur.

Port du masque obligatoire.

Respect de la distanciation physique (1m50).

Nous vous attendons. Et surtout, nous serons contents de vous revoir !

Déficit de la sécurité sociale : il y a urgence !

Le déficit de la sécurité sociale menace d’atteindre au moins 10 milliards d’euros, selon les hypothèses du Bureau du Plan. Un gouffre béant qui ne s’explique pas seulement par la crise du Coronavirus –  durant laquelle la sécu a répondu aux besoins plus importants de la population et des entreprises – , mais bien par les années de sous-financement et d’économies opérées sous le Gouvernement Michel. Ce déficit doit être comblé, de manière structurelle. Le gouvernement doit agir rapidement et garantir la dotation d’équilibre pour les années à venir.
La principale leçon à tirer de la crise du Coronavirus est que c’est bien la sécurité sociale qui a préservé une partie pouvoir d’achat des travailleurs en chômage temporaire. Ceux-ci ont pu compter sur un revenu de remplacement qui, grâce à la FGTB, a pu atteindre 70% du salaire brut plafonné (+ un supplément de 5,63 €/jour). Les entreprises ont ainsi pu maintenir l’emploi, et assurer la reprise du travail après la pandémie.
Notons que, sans les économies drastiques de ces dernières années, nos soins de santé – qui figurent parmi les meilleurs au monde – auraient été mieux armés pour affronter la crise sanitaire.
Notre sécurité sociale est indispensable, et pas uniquement en période de pandémie. La FGTB exige du gouvernement qu’il la préserve pour le futur, voire qu’il la renforce. Les employeurs doivent aussi assumer leur responsabilité, au lieu d’exiger de nouvelles réductions de cotisations.
Il faut dès lors impérativement :
• renforcer de toute urgence le mécanisme de la dotation d’équilibre de façon structurelle à partir de 2021;
• revoir la loi de 2017 afin d’y inclure des sources de financement nouvelles et structurelles. Pour la FGTB, le financement doit provenir de tous les revenus, pas seulement ceux du travail;
• imposer un moratoire sur tous les régimes d’exonération de cotisations sociales. Ces dernières sont au cœur de notre système de sécurité sociale;
• veiller à assurer une meilleure protection des travailleuses et travailleurs, qui de chômeurs temporaires pour force majeure sont devenus chômeurs complets. Il faut également protéger celles et ceux qui, déjà au chômage, retrouveront difficilement un emploi, ainsi que les jeunes qui terminent leurs études.