AIP
L’heure de vérité

La FGTB a réuni ses instances samedi matin pour évaluer l’état de la négociation dans le cadre de l’AIP. Elle est obligée de constater que les éléments actuellement sur la table, s’ils étaient concrétisés, créeraient un déséquilibre flagrant en défaveur des travailleuses et travailleurs.

Nous rappelons une ultime fois les balises d’un accord juste pour la FGTB:

  • Une amélioration substantielle du salaire minimum qui s’enclenche dès 2022 et qui se poursuit progressivement ;
  • Le maintien des systèmes de prépensions/RCC, en ce compris la possibilité d’y avoir recours dès l’âge de 58 ans dans les entreprises en restructuration et pour les métiers lourds ;
  • Le maintien des emplois de fin de carrière à 4/5ème temps dès  55 ans et l’accès au ½ temps dès 55 ans également.

Dans l’état actuel des négociations, ces priorités sont insuffisamment prises en compte. La FGTB décide de poursuivre la discussion car elle veut résolument un accord équilibré qui améliore les conditions de travail. La FGTB veut donner toutes les chances d’aboutir à cet accord. Toutefois, si le déséquilibre devait persister au terme du prochain G10, elle pourra décider de déclencher des actions, interprofessionnelles et sectorielles, conformément à ce que qui avait été annoncé.

La FGTB refuse catégoriquement la norme salariale impérative de 0,4%, fût-elle assortie d’une éventuelle prime en net…Nous attendons du gouvernement qu’il ne prenne pas la moindre initiative en matière de salaires tant qu’aucune avancée n’est obtenue sur nos trois priorités (voir ci-dessus).

En tout état de cause, il ne peut pas imposer un carcan aux seuls revenus du travail en laissant s’envoler les revenus du capital (art.14 de la loi de 1996).

APE
On y est!

Après 3 ans de mobilisation et d’actions de la FGTB wallonne, le projet de décret de réforme des Aides à la Promotion de l’Emploi (APE) a été adopté hier en commission du parlement wallon.

Contrairement à la première version de l’ex-Ministre Jeholet (MR) – qui avait été abandonnée suite à nos protestations -, cette nouvelle réforme n’entraînera aucune perte d’emploi et maintient les moyens alloués par la Région.

Ce sont plus de 65.000 personnes travaillant dans les crèches, hôpitaux, services d’aide à domicile, centres sportifs et culturels, maisons de repos, écoles, communes, CPAS… qui sont concernées. Et donc, toute la population à qui elles sont indispensables !

La preuve que la solidarité, la force du collectif, la mobilisation et la concertation… ça paye !

Il y a 100 ans, on dépénalisait le droit de grève
Et aujourd’hui?

Il y a un siècle, le 24 mai 1921, le législateur belge décidait d’abolir l’article 310 du Code pénal, qui sanctionnait la participation à une grève. Le même jour, une loi fut adoptée pour reconnaître la liberté d’association dans tous les domaines, la liberté syndicale en faisait partie. Quelle avancée démocratique !

Ce sont ces libertés qui ont permis les plus grandes conquêtes sociales, à l’origine de notre droit social.

En septembre prochain, 17 syndicalistes seront entendus devant la Cour d’Appel de Liège, après avoir été condamnés à des peines de prison pour « entrave méchante à la circulation » un jour de grève interprofessionnelle. Le Président de la FGTB d’Anvers avait lui-même été condamné pour des faits similaires quelques années plus tôt.

Par ailleurs, depuis plus d’un an, la crise sanitaire inédite nous oblige, pour combattre le virus, à respecter des mesures « exceptionnelles », qui portent parfois atteinte à nos libertés individuelles et collectives.  

La FGTB veillera, avec d’autres organisations progressistes, à ce qu’un tel régime d’exception ne porte pas atteinte, à long terme, aux libertés fondamentales et à la démocratie en général. 

Quant au droit de grève, la FGTB rappelle qu’il y a une façon hypocrite de le supprimer : empêcher, par tous les moyens, son exercice. En évoquant l’entrave méchante à la circulation, par exemple. Rien n’est jamais acquis. Les droits et libertés démocratiques se défendent au quotidien. La vigilance reste de mise.

Travailleurs en chômage temporaire? Un petit conseil

Via taxcalc, les chômeurs « Corona » ont l’occasion de simuler leur future imposition, de quoi éviter les mauvaises surprises.

Les allocations de chômage temporaire des mois de mai à décembre derniers étaient en effet sujettes au prélèvement à la source d’un précompte professionnel réduit, à 15% (plutôt que 26,75% habituellement). En fonction de la situation de chaque contribuable qui a bénéficié d’un tel chômage temporaire, il pourrait être amené à devoir payer un peu plus d’impôts qu’attendu ou à recevoir un retour moindre, à cause de ce prélèvement réduit du précompte professionnel.

La différence par rapport aux autres années fiscales devrait surtout être marquée chez ceux qui ont été à mi-temps en chômage temporaire, sur base mensuelle.

N’hésitez surtout pas à aller faire votre simulation sur: https://finances.belgium.be/fr/E-services/Tax-calc/Tax-Calc

Pas de marge salariale sans avancée sur le salaire minimum

Le Comité fédéral de la FGTB, réuni hier en visioconférence, a fait le point sur l’état des lieux de la négociation au sein du G10, afin de préparer les réunions qui y sont programmées d’ici début juin.

La FGTB estime que le Gouvernement ne peut pas fixer la norme salariale par arrêté royal tant qu’une dynamique constructive n’est pas enclenchée sur l’augmentation du salaire minimum au sein du G10. Augmentation qui doit concrètement être amorcée en 2022 et s’inscrire dans une trajectoire à plus long terme.

La FGTB donne donc la priorité à la négociation en G10. Mais à la fin du mois de mai, elle réunira à nouveau ses instances pour évaluer l’état des discussions sur ce point ainsi que sur l’autre priorité urgente : le dossier des RCC (anciennes prépensions) et des conditions de fin de carrière.

Si aucune perspective positive ne se dégage, la FGTB pourra organiser des actions aux niveaux sectoriel et interprofessionnel. En rappelant pourquoi ces avancées sociales sont primordiales pour les travailleurs et travailleuses. Ces actions pointeront également le caractère obsolète de la loi de 1996 (révisée en 2017) sur les salaires.

Offre d’emploi à l’OGBL

La Confédération Syndicale Indépendante du Luxembourg Onofhängege Gewerkschaftsbond Lëtzebuerg (OGBL) engage, pour son service Information, Conseil et Assistance,

un conseiller syndical (m/f) « Frontaliers belges »

Le poste à pourvoir est à plein temps, à durée indéterminée et libre de suite.

Description du travail:
Information, conseil et assistance au niveau de droit du travail, droit social au Luxembourg et spécifiquement pour les Frontaliers Belges.

Formations et conditions requises:
Diplôme de fin d’études secondaires (baccalauréat).
Une formation supérieure de base de droit ou des connaissances certifiées en droit du travail et droit social et/ou être délégué du personnel constituent un avantage.
Parfaite maîtrise de la langue française, avec de très bonnes connaissances en allemand. D’autres langues sont un atout.
Intelligence sociale, esprit démocratique et ouvert, et convaincu de son engagement pour les intérêts sociaux et politiques des salariés indigènes et frontaliers.
Avoir une bonne connaissance de l’environnement social de la zone frontalière belgo-luxembourgeoise.
Connaissance des outils informatiques courants.
Permis de conduire B.

Les personnes intéressées sont priées d’adresser leur demande avec lettre de motivation et CV jusqu’au 17 mai 2021 à l’adresse suivante :
OGBL | Monsieur Jacques Delacollette | 2, rue Michel Rodange | L-9557 Wiltz

Alerte pishing
Un faux SMS de l’ONVA en circulation

A la demande de l’ONVA (Office national des vacances annuelles), nous diffusons l’information suivante.

Actuellement, un faux SMS circule semblant provenir de l’Office National des Vacances Annuelles (ONVA). Ce message est faux.

Le message vous demande de fournir votre numéro de compte via un lien qui mène à un faux site web. Ne cliquez jamais sur ce lien. L’ONVA n’envoie jamais de SMS et ne demande jamais d’utiliser votre Digipass.

Offre d’emploi à la FGTB Luxembourg!

Envie de travailler avec nous?

De rejoindre le service chômage de la FGTB Luxembourg?

Nous sommes à la recherche d’agents polyvalents.

Vous semblez correspondre au profil ci-dessous? Envoyez-nous votre CV!

Lettre ouverte au Gouvernement

Le premier mai, notre Président, Thierry Bodson, a déclaré que « des grèves dans les secteurs étaient tout à fait envisageables ».

Quatre jours plus tard, les Centrales syndicales de la FGTB et de la CSC adressent une lettre ouverte au Gouvernement pour confirmer que des mobilisations dans les secteurs auront lieu si nous ne retrouvons pas une réelle capacité de négocier une hausse des salaires, au-delà des 0, 4%.

Découvrez la lettre ouverte sur www.fgtb.be/-/lettre-ouverte-aip

Plus de 700 millions d’euros pour augmenter les pensions et autres allocations sociales!

C’est une première étape, mais elle est importante. La semaine dernière, grâce aux actions menées par la FGTB en front commun ces derniers mois, les négociations sur l’enveloppe bien-être ont enfin été dissociées des négociations sur l’AIP. Une bonne nouvelle, sans pourtant verser dans le triomphalisme.

C’est en effet plus de 700 millions d’euros qui vont être entièrement alloués à l’amélioration des pensions et autres allocations sociales (chômage, invalidité, maladie, accident du travail…).

Pour le reste, les négociations sur l’AIP se poursuivent, avec l’objectif d’aboutir à un projet d’accord pour le premier mai. Elles sont difficiles et les résultats sont à ce jour très incertains.

Toujours est-il que la FGTB défendra fermement ses revendications, à savoir la liberté de négociation permettant d’aller au-delà de 0,4%, des avancées en matière de salaire minimum et l’amélioration des fins de carrière (prépensions, crédit-temps…).

Nous n’accepterons pas des cacahuètes et mènerons de nouvelles actions si nous ne sommes pas entendus.

1 million d’exemplaires de la Gazette des Salaires

Les négociations sur les augmentations de salaire pour les deux prochaines années sont au point mort. Le monde patronal s’accroche à la marge maximale de 0.4%, en s’appuyant sur la loi de ’96. Une loi revue en 2017 par le Gouvernement Michel, sous l’impulsion des employeurs.

Nous le répétons, c’est inacceptable. Une augmentation salariale de 0,4%, c’est à peine 6 euros bruts par mois pour les salaires les plus bas. Et seulement 9 euros bruts par mois pour les travailleurs et travailleuses des métiers dits « essentiels ». Après les applaudissements, la gifle.

Cette marge, et la loi sur la norme salariale, doivent être revues. La crise que nous traversons n’a pas affecté toutes les entreprises de la même manière. Certaines – notamment grâce à la flexibilité de leur personnel – ont continué à engranger de plantureux bénéfices.

Nous continuons également d’exiger des salaires minimums plus élevés. Cela peut se faire via un fonds de solidarité auquel les employeurs contribuent. Une contribution de, par exemple, 0,2% de la masse salariale (dans un premier temps) permettrait d’augmenter les salaires les plus bas de 1 euro de l’heure.

Envie d’en savoir plus? Un million d’exemplaires de la « Gazette des salaires » sont sortis des rotatives. Elle est actuellement distribuée partout en Belgique. Y sont abordées toutes les dimensions de la notion de salaire : le brut, le net, l’index, le rôle de la concertation sociale, l’importance d’un l’AIP…

Elle est également disponible, ici:

AIP: vers un fonds de solidarité pour les salaires minimus (vidéo)

Dans le cadres des négociations AIP 2021-2022, la FGTB propose la création d’un fonds de solidarité pour les salaires minimums.

Depuis de nombreuses années, la FGTB fait figure de pionnière en matière d’augmentation du salaire minimum.

Sur le banc patronal, il y a peu d’enthousiasme pour agir efficacement sur les salaires les plus faibles. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la FGTB n’a pas ratifié le précédent AIP.

Nous ne baissons pas les bras et remettons l’ouvrage sur le métier afin d’augmenter les bas salaires de manière significative.

Nous proposons la création d’un fonds de solidarité auquel tous les employeurs contribueraient afin de compenser le surcoût pour les entreprises concernées. Une contribution patronale de 0,2 % de la masse salariale (dans un premier temps) permettrait d’augmenter le salaire minimum de 1€ par heure. Cette augmentation ne peut évidemment pas être comprise dans la norme salariale.

Une amélioration d’une importance vitale qui permettrait à des milliers de travailleurs et travailleuses d’augmenter leur pouvoir d’achat. Notamment à celles et ceux des secteurs dits « essentiels », où les bas salaires sont légion.

Ce fonds de solidarité est une étape dans notre lutte syndicale vers un salaire minimum à 14€ brut de l’heure ou à 2300€ brut par mois.

Une vidéo explicative? C’est ici:

https://www.youtube.com/watch?v=Phqu54PKsmk&feature=emb_logo

A Etalle, face aux politiques, pour sensibiliser dans le cadre des négociations de l’AIP

Le jeudi 25 février, en front commun, notre FGTB Luxembourg a mené différentes actions en province de Luxembourg : piquets à l’entrée de certaines entreprises, distribution de tracts dans quelques villes, mais aussi une opération en plein cœur d’Etalle, dans le sud-luxembourgeois. Avec quel objectif? Dire aux patrons que non, ce sera définitivement non aux 0,4% d’augmentation salariale proposés par la FEB dans le cadre des négociations de l’accord interprofessionnel.

Joël Thiry, notre Secrétaire régional, a rappelé la crise sanitaire sans précédents que le monde économique vient de traverser, et traverse encore, une crise aux conséquences sociales lourdes, notamment quant à l’émergence criante des inégalités à tous les niveaux, surtout au niveau des travailleurs. Alors qu’en parallèle, certains n’ont eu de cesse de s’enrichir (Carrefour: +18% de bénéfice net ; Colruyt : 511 millions de bénéfices ; Ikea : 49 millions de bénéfices…). Et on devrait se contenter de 0,4% d’augmentation salariale pour les travailleurs ? Pas question !

La FGTB Luxembourg a profité de la présence de Mélissa Hanus (Présidente provinciale du PS), de René Collin (Président provincial du cdH, Yves Evrard (Député régional MR) et Nicolas Stilmant (représentant Ecolo), pour les interpeller sur les revendications qu’elle émet depuis plusieurs semaines.

A savoir :

🔴 Revoir la loi de ’96

🔴 Avoir une norme indicative et donc une liberté de négocier une juste répartition des richesses produites

🔴 Une révision des salaires minimums

🔴 La création d’un Fonds de Solidarité des employeurs qui permettrait de financer une augmentation de 1€ des salaires

🔴 Des aménagements de fins de carrière.

Tous se sont déclarés prêts à faire remonter les informations à leur parti et à prendre des initiatives en faveur des travailleurs.Nos militants présents attendent maintenant des réponses claires, pas uniquement de vagues promesses mais des engagements concrets !

Distribution de tracts pour dire non à l’AIP

Le vendredi 12 février, les militantes et militants de la FGTB étaient en action, sur le terrain, dans leur entreprise, pour revendiquer un accord interprofessionnel juste. La proposition de 0,4% d’augmentation salariale du banc patronal équivaut à des miettes! Pour la FGTB, cette marge ne devrait être qu’indicative ! Les travailleuses et travailleurs méritent mieux!

En province de Luxembourg, de nombreuses entreprises ont participé à l’action. Dont ici, en photos, nos camarades de Burgo, à Virton, qui ont organisé une distribution de tracts d’informations à leurs collègues.

La Présidente de l’OGBL en visite dans nos murs

Le vendredi, notre FGTB a reçu la visite de la Présidente de l’OGBL, premier syndicat au Grand-Duché de Luxembourg, Nora Back. Celle-ci était accompagnée de Philippe Da Silva, Directeur financier de l’OGBL.

Au programme, une réunion de travail avec les membres de notre équipe du service Frontaliers. L’OGBL et la FGTB fêteront cette année le 20e anniversaire de leur accord interprofessionnel.

A noter que ce service vous accueille:

🔴 les lundi et mardi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h30;

🔴 le mercredi de 8h30 à 12h et l’après-midi sur rendez-vous;

🔴 le jeudi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 18h;

🔴 et le vendredi de 8h30 à 12h.

Les coordonnées : 063/24.22.61, fgtb.frontaliers@fgtb.be

AIP 2021-2022: les priorités de la FGTB

Bientôt commenceront les négociations pour l’AIP 2021-2022.

L’accord fixera l’évolution des salaires et des conditions de travail pour environ 3 millions de travailleurs et travailleuses.

La FGTB entend y défendre ses priorités :

  • Salaire minimum de 14€ bruts/heure (2300€ bruts/mois);
  • Améliorer les régimes de fin de carrière;
  • Une réelle marge de négociation pour augmenter les salaires.

Retrouvez toutes les informations et notre tract sur :

https://www.fgtb.be/-/aip-en-avant

Le droit de grève et de manifester, c’est essentiel!

Sans grève ou blocage de l’économie, pas de conquêtes sociales.

Nous ne connaîtrions ni le suffrage universel, ni les congés payés, ni la journée des 8h, ni la Sécurité sociale…

Pour la FGTB, le droit de mener des actions est fondamental. La grève et la liberté de manifester sont des droits. Des droits aujourd’hui en danger. Des droits précieux que les militantes et militants de la FGTB veulent défendre avec détermination.

C’est pourquoi la FGTB Luxembourg est allée rappeler ces droits le jeudi 10 décembre 2020, devant le Palais de Justice d’Arlon.

Restons mobilisés pour continuer à agir, ensemble!

Thierry Bodson, nouveau Président de la FGTB

Le jeudi 10 septembre 2020, la FGTB a vécu un moment important, à savoir l’élection du nouveau Secrétaire général de la FGTB wallonne et du nouveau Président fédéral. Plusieurs représentants luxembourgeois avaient fait le déplacement.

Les suffrages ont été unanimes: Jean-François Tamellini a été désigné Secrétaire général de la FGTB wallonne.

Ce dernier s’est dit plus motivé que jamais. Son objectif : insuffler un changement de cap au mouvement, en repartant des besoins des travailleurs, notamment en matière de soins de santé, de logement, de sécurité sociale, de culture, de revalorisation du travail, de services publics ou de défense de la démocratie. « Nous devons transformer nos applaudissements en autant de poings levés! », a-t-il conclu.

Thierry Bodson, sans surprise, a été désigné Président de la FGTB Fédérale.

Son discours a replacé le mot combativité au centre du débat: « Durant la crise du Covid, ce sont les travailleurs qui ont maintenu le bateau à flot. Pas un seul actionnaire ne peut en dire autant. La FGTB est riche de la combativité de ses délégués. »

A propos du futur gouvernement fédéral, toujours en négociation à l’époque, il n’a pas caché ses intentions: « Nous ne voulons pas d’un gouvernement qui n’a pas pour objectif de changer de cap et qui ne garde pas la sécu sous giron fédéral. Si c’est le cas, que ses membres s’attendent à prendre des coups de notre part, y compris les partis progressistes. »

Notre Président fédéral invité du dernier CRI

« Masqués mais pas bâillonnés ! » : le message de Thierry Bodson, tout nouveau Président fédéral, est très clair et les militants réunis le 16 septembre 2020 en Comité régional interprofessionnel à Libramont, l’ont reçu cinq sur cinq.

C’était le moment de se faire entendre et de mettre la pression. Sur le gouvernement qui était en train de se former et d’établir les grandes lignes de sa politique. Mais aussi sur le patronat qui, une nouvelle fois, refuse de négocier l’amélioration des allocations sociales (la fameuse « enveloppe bien-être ») dans les délais prévus par la loi (septembre 2020) pour mieux marchander lors du futur accord interprofessionnel.

Mettre la pression et revendiquer notamment :

– La libération de « l’enveloppe bien-être » qui va permettre l’amélioration des allocations sociales (pension, chômage, indemnités de maladie…) de plus d’un million de personnes et au-delà en s’assurant qu’aucune de ces allocations ne soit sous le seuil de pauvreté;

– Une pension minimum légale de 1.500 euros nets;

– Des mesures sociales au niveau chômage (gel de la dégressivité…);

– Un refinancement de la sécurité sociale qui doit rester fédérale;

– Un refinancement des services publics qui sont plus que jamais nécessaires.

Comme l’a bien montré la crise sanitaire, notre pays a besoin d’un changement de cap et d’une politique qui lutte contre les inégalités et la pauvreté. Contre ceux qui veulent revenir aux vieilles recettes (faire payer la crise aux travailleurs et aux allocataires sociaux, démanteler les services publics et la sécurité sociale, tout confier aux règles du marché…), il faut défendre nos alternatives et se mobiliser pour qu’elles soient mises en œuvre.

Car, comme l’a dit Thierry Bodson, « laisser la fabrication du « monde d’après » aux partis de droite et au patronat, c’est se condamner à retourner au monde d’avant ».