CEPPST
Premiers « Déba(t)llages » réussis avec Christine Mahy

Hier soir, mardi 12 octobre, première réussie des « Déba(t)llages » du CEPPST, dans ses locaux de la rue Zénobe Gramme.

En invitée, Christine Mahy Hergot, Secrétaire générale du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté.

Deux heures de discussion ininterrompue avec elle, sur l’actualité, la fiscalité, les accords de gouvernement, la situation de la pauvreté en Belgique, les dernières inondations et la situation des sinistrés… Un débat riche en idées, qui ont amené autant de combats pour sortir des différentes crises que nous traversons.

Prochain rendez-vous, le mardi 16 novembre. Nous vous tiendrons bien entendu au courant.

La FGTB Luxembourg aux « Entretiens de Remich » au Grand-Duché

Ce vendredi, une délégation de la FGTB Luxembourg (Setca, Interpro, CEPPST, service Frontaliers) s’est rendue à la neuvième édition des « Entretiens de Remich », au Grand-Duché de Luxembourg, organisée par le Conseil syndical interrégional de la Grande Région.

Une délégation emmenée par notre Secrétaire régional, Joël Thiry, accompagnée par le patron de la FGTB Wallonne, Jean-François Tamellini.

Toute la journée, des représentants d’entreprises et des syndicats du Luxembourg, de Lorraine/Grand Est, de Rhénanie-Palatinat, de Sarre et de notre Wallonie ont discuté de leurs perspectives, de leurs inquiétudes et de leurs difficultés avec des experts des sous-régions.

Le Commissaire européen à l’emploi et aux affaires sociales, Nicolas Schmit, était également présent.

Le Gouvernement cherche 2 milliards pour boucler le budget, alors soyons de bons comptes

Ironie de l’agenda, le conclave budgétaire se déroule au moment où éclate un énième scandale de fraude fiscale, les Pandora papers. Selon le Premier ministre De Croo, le gouvernement belge cherche 2 milliards d’euros pour équilibrer son budget. Il évoque des mesures d’économie (encore !) sur les services publics… Dans le même temps, l’opinion publique apprend qu’une caste de fraudeurs en col blanc  escroque – il n’y a pas d’autres mots – l’État.

Cette pratique a pour conséquence d’empêcher les autorités de mener les politiques économiques et sociales dont la population a besoin. À l’heure de faire les comptes, personne ne comprendrait que le simple contribuable, le travailleur, la travailleuse, doive combler le manque à gagner causé par les incivilités de quelque 1200 nantis.

La FGTB n’acceptera aucune mesure d’austérité qui pèse sur le budget des ménages. L’hiver est à nos portes et, aujourd’hui, on annonce encore une nouvelle flambée du cours du gaz naturel (+190 % en 6 semaines). La précarité énergétique est déjà une réalité en Belgique. Il faut absolument endiguer la catastrophe sociale qui se présente.

La FGTB refuse que le conclave budgétaire serve de prétexte à de nouvelles attaques sur le droit du travail ou les allocations sociales. La relance économique repose sur les investissements publics et la consommation intérieure (les salaires et revenus de remplacement). Ce sont les ménages qu’il faut protéger. Pas les fraudeurs du fisc !

Nous rappelons l’urgence de diminuer la TVA de 21 % à 6 % sur les prix de l’énergie et d’élargir le dispositif des tarifs sociaux. Tant qu’aucune mesure structurelle n’aura été prise, les tarifs sociaux tels qu’ils ont été fixés au début de la crise sanitaire doivent être maintenus. Cela va de pair avec la nécessité de redonner de l’oxygène aux salaires (et de modifier la loi sur la norme salariale). Pour boucler son budget et tous ceux à venir, le gouvernement doit impérativement modifier sa politique d’octroi de subsides aux entreprises et renforcer les moyens de l’administration fiscale et de la justice. En effet, un inspecteur des finances à qui l’on donne les moyens de faire son travail rapporte de l’argent à l’Etat. 

Si le gouvernement baisse les bras devant l’évasion fiscale, il démissionne de son rôle politique. 

CEPPST
Les formations aux délégués ont repris

Cette fois, c’est bel et bien reparti.

Après avoir dû mettre nos formations en pause, Covid oblige, notre CEPPST a relancé, depuis vendredi, les journées de formation aux délégués.

Ce sont les « petits derniers » qui ont été accueillis, c’est-à-dire les délégués nouvellement élus aux dernières élections d’automne 2020.

Ceux-ci ont assisté à une première journée entièrement consacrée au rôle du délégué syndical dans l’entreprise et dans son organisation (sa vie au quotidien, ses missions, ses responsabilités, son champ d’action, ses droits et devoirs…).

Une journée riche, qui en appelle beaucoup d’autres d’ici la fin de cette année. 👍

La flamblée des prix de l’énergie doit être maîtrisée

En Belgique, la précarité énergétique est une réalité. Avec l’hiver qui arrive, elle devient une urgence sociale. Le régulateur énergétique (CREG) a calculé qu’un ménage moyen va dépenser environ 1.000 euros par an pour l’électricité et 1.600 euros pour le gaz. Les prix vont continuer à grimper. Jusque quand ?

La FGTB demande au gouvernement d’agir rapidement pour éviter un appauvrissement de la population et en particulier des plus précarisé.e.s.

L’accès à l’énergie est un bien de première nécessité qui doit être garanti à toutes et tous.

Le maintien de la politique de tarifs sociaux en vigueur est primordial. Ils permettent aux citoyen∙enne∙s les plus fragilisé.e.s de bénéficier des prix les plus bas du marché. Il est également important de travailler sur la qualité du logement afin de réduire les dépenses énergétiques des ménages.

Enfin, il faut agir structurellement pour mieux contrôler les prix de l’énergie. La FGTB défend notamment la baisse de la TVA à 6% sur le gaz et l’électricité, parce que cette mesure est fiscalement et socialement juste.

La FGTB souligne que la libéralisation du secteur de l’énergie est un échec tant sur le plan du coût pour les consommateurs/consommatrices que sur celui de la qualité du service. Les leçons de cet échec doivent être tirées. Il est temps d’oser ouvrir le débat sur la reprise de contrôle, par les pouvoirs publics, du secteur énergétique.

La FGTB se bat avec acharnement pour augmenter les revenus des travailleurs et travailleuses, actifs et non actifs. Nous menons actuellement campagne pour abroger la Loi de 1996 qui écrase les salaires avec une marge impérative. Mais si les prix de l’énergie ne sont pas rapidement maîtrisés, l’augmentation des salaires pourrait être annihilée, et ce malgré l’indexation. Les deux combats sont donc liés.

CEPPST
Quatre mots pour une manifestation

Vendredi dernier, dans le cadre de la manifestation de la FGTB à Bruxelles demandant une révision en profondeur de la loi de ’96, le CEPPST a organisé une création collective dans le cadre de la campagne du CEPAG, « Les luttes sociales passent aussi par les mots du travail ».

L’équipe s’est installée le long du parcours pour créer, avec les participants, des slogans, des messages de revendication, à travers quatre mots choisis au préalable. A savoir : grève, précarité, ubérisation et exploité.

En utilisant un ou plusieurs de ces quatre mots, les participants ont été invités à créer une phrase, qui exprimait tantôt leur vécu de travailleur, leur colère, leur ras-le-bol, tantôt leur rêver d’une autre société. Le tout était couché sur un tableau blanc, avant d’être immortalisé par un photographe.

Toutes les créations ont été collectées et seront rendues visibles par le CEPAG à travers les réseaux sociaux, différentes expositions et autres.

L’objectif de cette campagne ? Que le public, les citoyennes et citoyens, les travailleuses et travailleurs se réapproprient les mots, leurs mots.

Révision de la loi de ’96
Notre Régionale à Bruxelles

La loi qui fixe la marge salariale (dite loi de ’96) empêche les syndicats de négocier la part qui revient légitimement aux salaires des travailleuses et travailleurs.

Elle bloque toute augmentation significative, soi-disant pour préserver la compétitivité des entreprises belges. Par contre, elle n’empêche pas les dividendes de s’envoler. Certaines entreprises distribuent des milliards à leurs actionnaires, en pleine pandémie.

Aujourd’hui, tous ensemble, nous avons demandé une révision en profondeur de cette loi pour pouvoir à nouveau négocier des augmentations salariales décentes.Sans cela, plus aucun accord interprofessionnel (AIP) ne sera possible. Et il n’y aura pas de paix sociale!

Nous étions 15.000 dans les rues de Bruxelles. Dont de nombreux Luxembourgeois, qui avaient fait le déplacement. Ensemble on est plus fort!

La flambée des prix de l’énergie doit être maîtrisée

En Belgique, la précarité énergétique est une réalité. Avec l’hiver qui arrive, elle devient une urgence sociale. Le régulateur énergétique (CREG) a calculé qu’un ménage moyen va dépenser environ 1.000 euros par an pour l’électricité et 1.600 euros pour le gaz. Les prix vont continuer à grimper.

Jusque quand ?

La FGTB demande au Gouvernement d’agir rapidement pour éviter un appauvrissement de la population et en particulier des plus précarisé.e.s.

L’accès à l’énergie est un bien de première nécessité qui doit être garanti à toutes et tous.

Le maintien de la politique de tarifs sociaux en vigueur est primordial. Ils permettent aux citoyen∙enne∙s les plus fragilisé.e.s de bénéficier des prix les plus bas du marché. Il est également important de travailler sur la qualité du logement afin de réduire les dépenses énergétiques des ménages.

Enfin, il faut agir structurellement pour mieux contrôler les prix de l’énergie. La FGTB défend notamment la baisse de la TVA à 6% sur le gaz et l’électricité, parce que cette mesure est fiscalement et socialement juste. 

La FGTB souligne que la libéralisation du secteur de l’énergie est un échec tant sur le plan du coût pour les consommateurs/consommatrices que sur celui de la qualité du service. Les leçons de cet échec doivent être tirées. Il est temps d’oser ouvrir le débat sur la reprise de contrôle, par les pouvoirs publics, du secteur énergétique. La FGTB se bat avec acharnement pour augmenter les revenus des travailleurs et travailleuses, actifs et non actifs. Nous menons actuellement campagne pour abroger la Loi de 1996 qui écrase les salaires avec une marge impérative. Mais si les prix de l’énergie ne sont pas rapidement maîtrisés, l’augmentation des salaires pourrait être annihilée, et ce malgré l’indexation. Les deux combats sont donc liés.

Comité régional interprofessionnel à Libramont ce 17 septembre

Ils sont venus de différentes entreprises de la province de Luxembourg (L’Oréal, Jindal, titres-services, les Nutons, Burgo, la Lorraine, Carrefour…), ce vendredi matin, à Libramont, pour assister au Comité régional interprofessionnel de rentrée de la FGTB Luxembourg. Plus de 70 travailleuses et travailleurs venus écouter notre Secrétaire régional, Joël Thiry, mais aussi, par visio-conférence en direct de Bruxelles, le Secrétaire régional de la FGTB wallonne, Jean-François Tamellini.

Au menu, l’actualité syndicale, mais aussi les enseignements de la crise sanitaire et le monde d’après. A commencer par notre échéance du vendredi 24 septembre prochain, à la capitale, avec une grande manifestation nationale d’opposition à la « Loi de ’96 relative à la promotion de l’emploi et à la sauvegarde préventive de la compétitivité » selon son nom complet.La séance de questions-réponses entre nos délégués/militants et nos instances a été très nourrie. Le moment de faire le point sur certaines réalités et sur l’importance, pour notre FGTB, de reconquérir le terrain.

A noter qu’en cours de matinée, de vifs applaudissements ont été adressés à Alain Tani, délégué chevronné de la Centrale Générale, travailleur chez Jindal, qui savourera dans quelques jours une retraite bien méritée.

Campagne des Jeunes FGTB
« Chope tes allocs »

Au fil des années, le système des allocations d’insertion a subi de nombreuses attaques de la part des gouvernements successifs. A travers les modifications répétées de ce système, c’est une grande partie de la jeunesse qui a été poussée vers la précarité. Une lueur d’espoir vient cependant faire irruption dans ce tableau morose.

En effet, la FGTB a accompagné un nombre important de jeunes dans des recours en justice, qui ont récemment porté leurs fruits. Dans ce contexte, les Jeunes FGTB lancent leur campagne « Chope tes allocs », qui vise à continuer l’accompagnement déjà débuté et à interpeller le monde politique sur la situation de presque 7.000 jeunes injustement exclu·es du droit à ces allocations.

Qu’est-ce que l’allocation d’insertion ?

Pour bénéficier d’allocations d’insertion, les jeunes demandeur·euses d’emploi doivent d’abord passer par le stage d’insertion professionnelle : une période de recherche d’emploi d’un an suite à leurs études durant laquelle ils.elles ne percevront pas de revenu de la part de l’Onem. Pendant cette période, le FOrem/Actiris contrôlera leur recherche d’emploi à deux reprises.

Au terme de ce stage d’insertion, si les demandeur·euses d’emploi ont reçu deux évaluations positives suite à ces contrôles, ils.elles pourront commencer à percevoir des allocations d’insertion professionnelle : un montant qui sera touché mensuellement afin de favoriser l’accès à l’emploi. Cependant, certaines conditions limitent ce droit aux allocations d’insertion.

Limitée à l’âge de 25 ans

Anciennement, la demande d’allocation d’insertion devait être formulée avant les 30 ans du ou de la demandeur·euse d’emploi. Mais depuis le 30 décembre 2014, nos gouvernements ont diminué cette limite d’âge à 25 ans. De ce fait, si un·e jeune a plus de 25 ans à la fin de son stage d’insertion, il.elle ne pourra pas recevoir d’allocations d’insertion. Cela signifie qu’il faudrait nécessairement avoir terminé ses études avant 24 ans pour pouvoir ouvrir son droit aux allocations d’insertion : plus de place ni pour l’erreur, ni pour les études de longue durée. 

Limitée à une durée de 3 ans

De la même manière, il fut un temps où les allocations d’insertion étaient illimitées dans le temps. Mais depuis le 1er janvier 2012, ces allocations sont limitées à une durée de 3 ans pour les cohabitant·es et à l’âge de 33 ans pour les personnes isolées et les cohabitant·es avec charge de famille. Passé ce délai, l’Onem coupe ce revenu aux demandeur·euses d’emploi, qui se retrouvent alors lésé·es du jour au lendemain, souvent sans aucune autre forme de rentrée financière.

Des mesures injustes

Au fil du temps, les modifications incessantes des conditions d’accès aux allocations d’insertions ont fini par rendre ces dernières presque inaccessibles. Aujourd’hui, de nombreux·ses jeunes, dont beaucoup de femmes, se retrouvent privé·es d’allocations d’insertion. L’objectif de ces modifications était, soi-disant, d’accélérer l’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi afin d’atteindre un équilibre budgétaire et de diminuer le déficit des pouvoirs publics à 2,8% du PIB. Mais dans les faits, les jeunes se voient simplement encore plus précarisé·es. Celles et ceux qui effectuent des études de longue durée sont pénalisé·es.

De plus, comment chercher de l’emploi sans ressource financière permettant d’assumer le coût des impressions de documents, des déplacements, des tenues, etc ? Par ailleurs, les jeunes se retrouvent contraint·es d’accepter des jobs mal payés, « ubérisés » ou sous-qualifiés, aux statuts précaires, et représentent alors une main d’œuvre bon marché et corvéable à merci pour le patronat.

Priver les jeunes d’allocations d’insertion, c’est les priver du seul tremplin financier dont ils.elles disposent pour s’émanciper. Ces restrictions des conditions d’accès aux allocations d’insertion sont purement et simplement inadmissibles et c’est pourquoi les Jeunes FGTB lancent une nouvelle campagne visant à abolir ces réglementations injustes.

Chope tes allocs !

Dès leur application, la FGTB a combattu ces réglementations qui ont précarisé de nombreux·ses jeunes. Récemment, après plusieurs centaines de recours menés en justice pour aider nos jeunes affilié·es, nous avons gagné ce premier combat. La justice et l’Onem ont donné raison à ces jeunes qui ont pu faire valoir leurs droits et bénéficier des allocations d’insertion qui leurs étaient jusque-là refusées.

Si tu t’es vu·e exclu·e de ton droit aux allocations d’insertion et que tu veux mettre fin à cette injustice pour récupérer tes droits, les Jeunes FGTB peuvent te venir en aide en entamant un recours qui pourra te permettre de bénéficier de tes allocations d’insertion suite à une décision de justice.

Si tu n’es pas encore affilié·e, il te suffira de t’affilier gratuitement aux Jeunes FGTB. Ensuite, l’animateur·ice de ta régionale sera ton intermédiaire avec le service juridique de la FGTB et t’aidera à rassembler les documents nécessaires pour entamer ton recours. Après cela, le service juridique de la FGTB s’occupera de relayer ta demande auprès de l’ONEM.

Pour t’affilier gratuitement, remplis notre formulaire d’inscription sur jeunes-fgtb.be/fr/me-syndiquer
Pour plus d’infos, n’hésite pas à nous contacter via l’adresse jeunes@jeunes-fgtb.be

Enquête de l’ULB sur la crise du Covid pour la santé au travail

L’#ULB mène actuellement une vaste enquête, que l’on peut retrouver à l’adresse suivante:

https://docs.google.com/…/1FAIpQLSdoiygGYRG…/viewform…

Cela fait partie d’un projet dont le but est d’analyser les conséquences de la crise pour la santé au travail et le rôle du dialogue social dans l’entreprise.

Cela ne vous prendra que 15 minutes. Les données sont anonymes et le nom de la personne qui complète le questionnaire ne sera jamais communiqué.

Bien que le questionnaire soit prévu pour le secteur privé, vous pouvez aussi le compléter si vous travaillez pour le secteur public.

N’hésitez pas à le compléter; cela permettra d’accroître les connaissances scientifiques en matière de santé au travail.

Inondations
Une information de l’ONEm

Les pluies persistantes de ces derniers jours peuvent avoir pour conséquence que l’exécution du contrat de travail soit devenue impossible pour certains travailleurs et qu’elle doive dès lors être suspendue.

Les principes suivants sont d’application.

Les travailleurs qui ne peuvent exécuter leur travail en raison des intempéries :

Par exemple parce que le lieu de travail est inondé.

Pour les ouvriers, le chômage temporaire pour intempéries peut être accepté à certaines conditions.

Pour les employés, le chômage temporaire pour force majeure peut être accepté à certaines conditions.

Le travailleur qui ne peut exécuter son travail en raison des intempéries peut uniquement être mis en chômage temporaire si les conditions suivantes sont réunies :

· L’exécution du travail est totalement impossible. Cette condition n’est pas remplie, p. ex. si le travailleur peut télétravailler.
· Aucun travail de remplacement n’est envisageable (p. ex. des travaux de rangement) ;
· Le travailleur n’a pas encore pris du congé ou de la récupération pour ce(s) jour(s);
· Le travailleur n’a pas droit au salaire journalier garanti sur la base de l’article 27 de la loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail (il ne peut donc, p. ex., pas déjà avoir entamé ses tâches journalières ni être déjà arrivé au travail).


Les travailleurs qui ne peuvent rejoindre leur lieu de travail en raison des intempéries :

Le travailleur ne peut rejoindre son lieu de travail, p.ex. parce que le trafic ferroviaire est à l’arrêt ou que les rues sont inondées.

Pour le travailleur (ouvrier ou employé), le chômage temporaire pour force majeure peut être accepté si les conditions suivantes sont réunies :

· L’exécution du travail est totalement impossible. Cette condition n’est pas remplie, p. ex. si le travailleur peut télétravailler.
· Le travailleur n’a pas encore pris du congé ou de la récupération pour ce(s) jour(s);
· Le travailleur n’a pas droit au salaire journalier garanti sur la base de l’article 27 de la loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail (il ne peut donc pas déjà s’être mis en chemin pour rejoindre son lieu de travail).
· Le travailleur ne peut rejoindre son lieu de travail d’aucune autre manière (p.ex. moyen de transport propre, moyens de transports alternatifs…)


En cas de chômage temporaire pour force majeure ou intempéries la procédure classique doit, en principe, être suivie. Ceci signifie que l’employeur doit envoyer à l’ONEM une communication de chômage temporaire pour force majeure ou intempéries.

Cependant, pour les jours de chômage temporaire situés dans la période du 14 juillet au 20 juillet 2021 inclus, le chômage temporaire sera également accepté sans communication. Dans ce cas, pour la période de chômage temporaire, l’employeur doit, dans la déclaration de risque social, pour les jours de chômage temporaire, uniquement mentionner « force majeure » ou « intempéries » et indiquer « circonstances météorologiques exceptionnelles » comme raison pour la force majeure ou les intempéries.

Intempéries
La FGTB vous soutient

Des pluies hors normes ont causé d’innombrables dégâts dans plusieurs régions du Sud du pays, notamment chez nous, en province de Luxembourg.

Des personnes ont perdu la vie, plusieurs sont portées disparues… D’autres se retrouvent totalement démunies de leurs biens, de leur maison… L’urgence climatique est bien là.

La FGTB exprime son soutien solidaire aux victimes. Et salue le travail des services de secours, qui prouvent encore une fois à quel point ils sont essentiels.

Vous avez des difficultés à vous rendre au travail ou vous risquez d’arriver en retard ? Contactez votre délégué∙e ou votre Centrale professionnelle FGTB.

Les points de contact:

  • Pour la Centrale Générale: 063/22 06 50, 061/53 01 60.
  • Pour la CGSP: 063/23 01 00.
  • Pour le Setca: 063/23 00 30.
  • Pour Horval: 063/22 75 84.
  • Pour MWB (Métallos): 063/22 37 76.
  • Pour l’UBT (transports): 04/221 96 50.

La FGTB signera l’accord social

Le Comité fédéral du 22 juin a donné lieu à un vote très serré sur le projet d’accord social du G10. Un certain nombre de voix (Jeunes FGTB) est arrivé en retard et n’a pas pu être pris en compte. L’étroitesse du score est le reflet d’une analyse très critique de l’accord.

Le Bureau de la FGTB fédérale, réuni cet après-midi, confirme donc le vote exprimé au Comité fédéral du 22 juin, en faveur de cet accord, à raison de 49,06% des voix.

En conséquence, la FGTB signera l’accord mais elle conteste toujours la norme salariale de 0,4% qui sera imposée par le Gouvernement. Dès lors, l’annonce de la publication de l’arrêté royal fixant la norme impérative de 0,4%, entraînera de facto une réaction et une action de la FGTB. Action qui sera le point de départ d’une campagne d’envergure pour une réforme de la Loi de 1996.

La CGSP Vivalia en action devant l’hôpital de Libramont

Ce matin, la CGSP Vivalia, en province de Luxembourg, a mené une action devant l’hôpital de Libramont, le CHA.

Au programme, distribution de tracts et interpellation des patients et du personnel.

L’objectif était de rappeler au Ministre de la santé et aux membres du Gouvernement fédéral que le Syndicat socialiste ne lâchera rien. Le personnel mérite un refinancement et des mesures qualitatives pour rendre les métiers de la santé plus attractifs. Cela passe par une amélioration des conditions de travail et des salaires, des améliorations structurelles, mais aussi la prise de mesures sur les fins de carrière et la réduction du temps de travail.

Accord social
C’est oui, de justesse

Le Comité fédéral de la FGTB vient de se clôturer. Le résultat du vote sur le projet d’accord (en 4 points) est historiquement serré. Les voix en faveur du « oui » l’emportent avec 49,06% des suffrages. Le « non » atteignant quant à lui 49,01%.

1,93% des votants se sont abstenus.

Les militant.e.s se sont exprimé.e.s démocratiquement, donnant lieu à une position très mitigée, à l’image du projet d’accord qui a été présenté. L’augmentation du salaire minimum, qui était une priorité pour la FGTB, est une avancée incontestable, solidaire et pérenne. Depuis 2008, il n’avait plus augmenté. Il sera désormais revu à la hausse, progressivement, à concurrence de 150 euros bruts d’ici 2026. Mais cette avancée aura un prix non négligeable pour les finances publiques et la sécurité sociale.

Par ailleurs, l’accès au 4/5ème temps et au mi-temps dès l’âge de 55 ans sont des points positifs. Les conventions collectives de RCC (ex-prépensions) sont prolongées. En revanche, nous n’avons pas réussi à obtenir l’accès aux RCC plus tôt dans les entreprises en restructuration. Et l’harmonisation des pensions complémentaires est postposée dans le temps.

Mais surtout, les 120 heures supplémentaires sont très mal perçues. La marge salariale de 0,4% qui sera imposée par le Gouvernement, demeure aussi une pierre d’achoppement importante pour nos militant.e.s, même si elle ne fait pas partie de l’accord. A fortiori quand on voit que les prévisions économiques de la BNB affichent des taux de croissance de 5,5% pour 2021.

La Loi de 1996 (revue en 2017), qui fixe cette marge, demeure un obstacle à la liberté de négocier la juste part des travailleurs et travailleuses. La FGTB en fera un cheval de bataille dans les prochains mois. Nous voulons une révision fondamentale de cette loi à court terme.

Catastrophe mortelle sur un chantier à Anvers

La FGTB exprime sa solidarité avec les familles et les proches des 5 victimes décédées et blessées sur un chantier à Anvers ce vendredi 18 juin.

Le drame de l’effondrement de l’école en construction soulève un certain nombre de questions sur la sécurité de nos chantiers.

Depuis plusieurs années, la FGTB demande que davantage d’inspecteurs soient affectés au contrôle des conditions de travail et à la lutte contre le dumping social.

Sans vouloir anticiper les résultats de l’enquête officielle, nous tenons à souligner les conditions dans lesquelles ces travailleurs doivent exercer leur métier. Plusieurs sous-traitants sont actifs sur un chantier de la taille de celui d’Anvers, ce qui crée une situation complexe sur le plan de l’organisation. A fortiori en termes de sécurité et de responsabilité, ce qui engendre inévitablement des risques accrus d’accidents. 

La FGTB attend les résultats de l’enquête.  Mais il apparaît déjà évident que des mesures doivent être prises.  Le plan de relance élaboré par le gouvernement prévoit de nombreux investissements dans les infrastructures et dans la construction. Pour nous, l’extension des services d’inspection doit être considérée comme une priorité absolue. Si les conditions de travail sur le chantier sont la cause de la mort de 5 jeunes hommes, les responsabilités doivent être établies et des mesures appropriées doivent être prises.

Régularisation des sans-papiers
Le Gouvernement ne peut plus fermer les yeux

Avec plus de 25.000 signatures de citoyens et citoyennes soutenant l’appel de la Coordination des sans-papiers pour la régularisation, la campagne « We are Belgium too » a franchi un cap important. Elle a prouvé que le sort des 150.000 sans-papiers en Belgique inquiète et appelle à l’action.

Aujourd’hui jeudi, au nom de cette mobilisation nationale d’envergure et face à l’urgence de la situation, la société civile dans toutes ses composantes, du Nord et du Sud du pays, et les syndicats s’unissent pour redire l’impérieuse nécessité de trouver une solution durable et juste.

26.666. C’est le nombre exact de signatures de citoyennes et citoyens flamands, wallons et bruxellois en faveur de la régularisation récoltées via la campagne. C’est numériquement supérieur à ce qui est imposé par le cadre légal d’une pétition citoyenne donnant un accès direct au Parlement. Avec un tel soutien populaire, le Parlement doit accepter de recevoir des représentants de sans-papiers afin de les auditionner et d’entendre leurs propositions quant à la création d’une commission indépendante pour régulariser leur séjour sur base de l’article 9 bis de la loi du 15 décembre 1980.

La société civile dans son ensemble et les syndicats entendent montrer leur soutien en faveur du combat des sans-papiers pour obtenir des critères clairs et permanents de régularisation tels que les attaches durables, le travail, l’inéloignabilité ainsi que la création d’une commission de régularisation indépendante. Ensemble, défendons les raisons pour lesquelles la régularisation des sans-papiers est aujourd’hui incontournable et l’affaire de toutes et tous.

Face au manque de volonté politique et à l’absence de perspective, plusieurs centaines de femmes et d’hommes sans-papiers ont entamé une grève de la faim dans trois occupations à Bruxelles (église du béguinage, ULB et VUB). La lutte ne va pas s’arrêter là. Les nombreuses actions et mobilisations de ces derniers mois vont au contraire s’intensifier. La question de la régularisation est une question de société essentielle. Le politique ne peut plus se taire et fermer les yeux!

Marc Goblet, syndicaliste, toujours

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de notre camarade Marc Goblet, ancien Secrétaire général de la FGTB. Il avait 64 ans.

Marc restera une figure de la FGTB. Sa vie, il l’a consacrée à la défense des travailleurs et travailleuses. Que ce soit durant son long parcours au sein de notre syndicat, ou plus récemment sur les bancs du Parlement, où il se présentait comme « un syndicaliste à la Chambre ».

Syndicaliste, toujours. Né le 6 juin 1957, le jeune Marc se forme à un métier technique et obtient un diplôme de chauffagiste. En 1982, à 25 ans seulement, il devient Secrétaire de la Centrale Générale FGTB Liège-Huy-Waremme, avant d’en devenir successivement Vice-Président (1997) et Président (2004).

C’est le 3 octobre 2014 que Marc Goblet succède à Anne Demelenne au poste de Secrétaire général de la FGTB.

Proche de la base, d’un tempérament extrêmement chaleureux et amical, Marc était un syndicaliste de terrain. Il a été de tous les combats sociaux, sous un gouvernement particulièrement agressif pour le monde du travail. Marc Goblet, homme de négociation, de concertation, a également appelé à l’action quand c’était nécessaire.  Sans langue de bois, Marc disait ce qu’il pensait, qu’il soit sur un plateau de télévision, à la table du groupe des 10 ou dans une assemblée syndicale. Où très souvent, il connaissait tous les délégués par leur prénom.

En 2017, il quitte sa fonction de Secrétaire général, pour raisons de santé. Une fois remis sur pieds, Marc Goblet se lance en politique au niveau national, en mai 2019. Dernier de la liste PS à la Chambre, il devient Député fédéral. Sans surprise, il siège au sein de la Commission des Affaires sociales, de l’Emploi et des Pensions. Dans ce rôle comme dans le précédent, il défend les intérêts du monde du travail et ne mâche pas ses mots quand il s’agit de dénoncer des injustices. Récemment, il défendait nos positions en réclamant une révision de la Loi de 96. Syndicaliste, toujours.

Thierry Bodson, l’actuel Président de la FGTB, nous parle de Marc Goblet en ces mots :

« Une force de caractère hors du commun, une force de persuasion, une force de travail. L’ensemble du monde du travail vient de perdre un de ses plus grands défenseurs. La FGTB vient de perdre un de ses grands responsables. Marc a travaillé, rempli ses mandats, en ne s’éloignant jamais des lignes de conduite qu’il se traçait. Rigueur, persévérance et obstination ne l’ont jamais empêché d’être un homme à l’écoute des autres, toujours prêt au dialogue et à la concertation.

Je connais Marc depuis 1982. Nos trajectoires se sont croisées très souvent. En près de quarante années de combats menés en commun, son amitié fidèle et son soutien efficace n’ont jamais été pris en défaut. Tu manqueras à tous les travailleurs de ce pays et d’ailleurs. Merci pour tout, mon ami, Marc. » La FGTB présente ses condoléances les plus sincères aux proches et à la famille de Marc Goblet.

Hôpitaux publics: la CGSP communique

Les enjeux actuels sont de taille, il y va de la survie des hôpitaux publics face aux velléités de privatisations et d’harmonisation dans les réseaux hospitaliers. Après les bravos, des moyens! La CGSP Admi ne lâchera rien.