Accord social
C’est oui, de justesse

Le Comité fédéral de la FGTB vient de se clôturer. Le résultat du vote sur le projet d’accord (en 4 points) est historiquement serré. Les voix en faveur du « oui » l’emportent avec 49,06% des suffrages. Le « non » atteignant quant à lui 49,01%.

1,93% des votants se sont abstenus.

Les militant.e.s se sont exprimé.e.s démocratiquement, donnant lieu à une position très mitigée, à l’image du projet d’accord qui a été présenté. L’augmentation du salaire minimum, qui était une priorité pour la FGTB, est une avancée incontestable, solidaire et pérenne. Depuis 2008, il n’avait plus augmenté. Il sera désormais revu à la hausse, progressivement, à concurrence de 150 euros bruts d’ici 2026. Mais cette avancée aura un prix non négligeable pour les finances publiques et la sécurité sociale.

Par ailleurs, l’accès au 4/5ème temps et au mi-temps dès l’âge de 55 ans sont des points positifs. Les conventions collectives de RCC (ex-prépensions) sont prolongées. En revanche, nous n’avons pas réussi à obtenir l’accès aux RCC plus tôt dans les entreprises en restructuration. Et l’harmonisation des pensions complémentaires est postposée dans le temps.

Mais surtout, les 120 heures supplémentaires sont très mal perçues. La marge salariale de 0,4% qui sera imposée par le Gouvernement, demeure aussi une pierre d’achoppement importante pour nos militant.e.s, même si elle ne fait pas partie de l’accord. A fortiori quand on voit que les prévisions économiques de la BNB affichent des taux de croissance de 5,5% pour 2021.

La Loi de 1996 (revue en 2017), qui fixe cette marge, demeure un obstacle à la liberté de négocier la juste part des travailleurs et travailleuses. La FGTB en fera un cheval de bataille dans les prochains mois. Nous voulons une révision fondamentale de cette loi à court terme.